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pascal-sombardier.com

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Topos et photos sur la montagne hors des sentiers battus, par l'auteur des Randonnées du vertige

Vires du Baconnet et du Serpaton

Venant de Grenoble vers Sisteron, en regardant à droite dans la descente après le col du Fau, on voit fort bien la longue vire qui raye les falaises soutenant les alpages de Gresse-en-Vercors situés de l'autre côté. La régularité et la longueur de ce "trottoir" herbeux étonnent, et les cicatrices de l'effondrement du socle marneux au-dessus du hameau du Fau impressionnent, effrayent même. C'est à la pointe de ce triangle grisâtre de 500 m de hauteur, l'un des plus grands abîmes du Vercors, que passe la vire, et les sensations sont garanties au-dessus de ce que la carte nomme les "Gorges" du Baconnet. Lors d'une première visite il y a 20 ans, j'y ai éprouvé une de mes plus grandes émotions exploratoires. Je l'ai pitonné, et après la publication de mon ouvrage "Les randonnées du vertige", il a été équipé avec des spits et une corde fixe par des guides locaux. Il est toutefois prudent de se munir de quelques plaquettes et d'un matériel d'assurage, au cas où il manquerait quelque chose...

Outre la grande boucle de l'intégrale, je donne les clés pour ne réaliser que ce passage spectaculaire en partant du bout de la route du Serpaton qui vient de Gresse. C'est également de là que l'on peut effectuer une autre vire, plus courte et moins technique (mais assez expo tout de même) au nord du pas du Serpaton. François Lannes, qui explore méthodiquement toutes les vires du secteur, en a révélé l'intérêt en mai 2019. Les liens de son compte-rendu se trouvent dans le doc PDF joint.

Topo détaillé et carte par simple clic sur le doc PDF ci-dessous :

20 mn après Chauplane, on arrive sur la crête face au mont Aiguille et au Grand Veymont.

20 mn après Chauplane, on arrive sur la crête face au mont Aiguille et au Grand Veymont.

Entre les deux falaises, la vire herbeuse est large et pourvue d'une trace, mais souvent déversée.

Entre les deux falaises, la vire herbeuse est large et pourvue d'une trace, mais souvent déversée.

Le mont Aiguille est omniprésent.

Le mont Aiguille est omniprésent.

LE passage des gorges du Baconnet, particulièrement impressionnant au-dessus de 500 m d'un vide chaotique, est heureusement bien équipé.

LE passage des gorges du Baconnet, particulièrement impressionnant au-dessus de 500 m d'un vide chaotique, est heureusement bien équipé.

Après le passage équipé, la vire continue en surplomb sur le vide.

Après le passage équipé, la vire continue en surplomb sur le vide.

C'est ainsi que j'ai aperçu en 2000 ce balcon suspendu entre deux surplombs, sans trop croire que l'on pouvait le traverser.

C'est ainsi que j'ai aperçu en 2000 ce balcon suspendu entre deux surplombs, sans trop croire que l'on pouvait le traverser.

On peut ensuite continuer sur la vire pour sortir plus loin sur la crête.

On peut ensuite continuer sur la vire pour sortir plus loin sur la crête.

Sur les crêtes, un repos bien mérité. Il ne reste qu'à dévaler l'alpage vers Chauplane.

Sur les crêtes, un repos bien mérité. Il ne reste qu'à dévaler l'alpage vers Chauplane.

Le passage des Gorges du Baconnet en version courte

En partant du bout de la route du Serpaton depuis Gresse, on peut faire un aller-retour à ce passage pour le simple plaisir de la sensation de vide qu'il procure.

On rejoint ainsi depuis la crête la vire qui mène au passage des Gorges du Baconnet (dans un sens ou dans l'autre, mais ici dans le sens opposé de celui décrit pour l'intégrale).

On rejoint ainsi depuis la crête la vire qui mène au passage des Gorges du Baconnet (dans un sens ou dans l'autre, mais ici dans le sens opposé de celui décrit pour l'intégrale).

LE passage du Baconnet. On se force à garder le sourire...

LE passage du Baconnet. On se force à garder le sourire...

Mais en fait, ça déroule bien, non ?

Mais en fait, ça déroule bien, non ?

On peut remonter sur la crête après le passage par un couloir muni de bonnes prises.

On peut remonter sur la crête après le passage par un couloir muni de bonnes prises.

La vire du Serpaton (en boucle depuis le pas éponyme)

Petite fantaisie qui peut se faire indépendamment ou à la suite de l'un ou l'autre des itinéraires décrits précédemment, cette vire réserve quelques très belles vues vers la vallée de Grenoble. Le passage final laissera quelques souvenirs...

Départ de la vire sous le Serpaton et ses antennes.

Départ de la vire sous le Serpaton et ses antennes.

Très vite, on se retrouve dans une ambiance sauvage. Ça monte bien au début.

Très vite, on se retrouve dans une ambiance sauvage. Ça monte bien au début.

Quelques reliefs curieux...

Quelques reliefs curieux...

Aux 2/3 de la vire. On vient de changer d'étage grâce à un couloir camouflé dans le creux au centre.

Aux 2/3 de la vire. On vient de changer d'étage grâce à un couloir camouflé dans le creux au centre.

Le passage (bouquet) final, étroit, mais bien tracé par les chamois.

Le passage (bouquet) final, étroit, mais bien tracé par les chamois.

Le passage final est encore plus beau et plus impressionnant vu du sud. Au fond, la Moucherolle, les Deux Sœurs et le Gerbier.

Le passage final est encore plus beau et plus impressionnant vu du sud. Au fond, la Moucherolle, les Deux Sœurs et le Gerbier.

Sur la crête au retour, on rencontre ce minuscule abri monté sur deux patins comme une luge. Le panneau indique : " L’ataï était une petite cabane en bois utilisée par les bergers des hameaux de la haute vallée de la Gresse et du bassin de La Bâtie pour garder à la journée les moutons de plusieurs éleveurs, pratique dite de la « petite montagne ». Cet abri, tiré par un mulet ou des vaches lorsqu’il était nécessaire de le déplacer, accompagnait le berger, toujours maître du choix de ses « quartiers de pâture » (réalisation Gresse Amis-Bois - 2018).

Sur la crête au retour, on rencontre ce minuscule abri monté sur deux patins comme une luge. Le panneau indique : " L’ataï était une petite cabane en bois utilisée par les bergers des hameaux de la haute vallée de la Gresse et du bassin de La Bâtie pour garder à la journée les moutons de plusieurs éleveurs, pratique dite de la « petite montagne ». Cet abri, tiré par un mulet ou des vaches lorsqu’il était nécessaire de le déplacer, accompagnait le berger, toujours maître du choix de ses « quartiers de pâture » (réalisation Gresse Amis-Bois - 2018).

Retour par l'alpage (option 2) au niveau des Terces. Au fond, la barrière est du Vercors, du pas de Berrièves à celui de Serre-Brion.

Retour par l'alpage (option 2) au niveau des Terces. Au fond, la barrière est du Vercors, du pas de Berrièves à celui de Serre-Brion.

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