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pascal-sombardier.com

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Topos et photos sur la montagne hors des sentiers battus, par l'auteur des Randonnées du vertige

La vire des Heures

La vire des Heures, située sur les flancs du Rocher du même nom au Glandasse, est une des plus belles du Vercors. Il est rare de pouvoir évoluer aussi facilement au milieu d'une grande falaise et de pouvoir s'attarder sur des replats herbeux confortables qui constituent autant de promontoires particulièrement aériens. Toutefois, elle se mérite ; sur le Glandasse, la moindre randonnée se chiffre en heures. Justement, on est là au Rocher des Heures, appelé ainsi car, en été, le soleil touche chacun des quatre piliers de la falaise  à 9 h, 10 h, 11 h et midi (à partir de celui de droite). Autant dire qu'il ne faut pas se trouver trop tôt sur la vire, qui ne voit le soleil que tardivement. Comme partout sur le Glandasse, l'ambiance est grandiose et impressionnante, d'autant plus que, depuis la vire, on domine le couloir de la Grande Cheneau, connue de quelques rares aficionados qui en parlent comme l'"aventure ultime" du Vercors. Alors que je présentais la vire des Heures dans mon ouvrage "Les randonnées du vertige" en 2003, j'évoquais la possibilité d'une jonction entre la vire et cette Grande Cheneau au prix d'un rappel, mais je n'avais descendu le couloir que depuis le plateau, ce qui m'avait déjà bien occupé... En octobre 2019, avec Laurent Jacquet, Michel Mange et Michel Rousseau, j'ai enfin effectué cette jonction que j'évoque dans le topo ci-dessous comme option possible de retour pour les randonneurs-alpinistes. Ce fut pour nous l'occasion de clore la saison en faisant un grand plein de sensations...

La Grande Cheneau est maintenant décrite depuis le bas. Page visible en cliquant sur ce lien.

Juillet 2020 : Bob Keller, Bruno Gerelli et Christian Perruisset ont testé une approche depuis Chichilianne et le pas de l'Aiguille en traversant les hauts plateaux par le Jas Neuf. D'après eux, c'est plus tranquille et plus court que les autres approches. J'ai donc rajouté celle-ci dans le topo PDF joint. Merci aux trois compères qui inaugurent ainsi un accès à cette belle vire plus simple et plus rapide pour les habitants du bassin grenoblois.

Topo et carte par simple clic sur le doc PDF. VIRE DES HEURES ci-dessous :

Le Rocher des Heures depuis le Balcon du Glandasse. La vire est bien visible au quart supérieur. On devine le couloir de la Grande Cheneau à droite.

Le Rocher des Heures depuis le Balcon du Glandasse. La vire est bien visible au quart supérieur. On devine le couloir de la Grande Cheneau à droite.

Le col des Bachassons depuis le Balcon du Glandasse après Vire-Sac. À gauche, les rochers de Plautret.

Le col des Bachassons depuis le Balcon du Glandasse après Vire-Sac. À gauche, les rochers de Plautret.

Du col des Bachassons, vue vers la vallée embrumée de la Drôme.

Du col des Bachassons, vue vers la vallée embrumée de la Drôme.

Des abords du Rocher des Heures, vue imprenable sur les hauts plateaux, avec le mont Aiguille en toile de fond.

Des abords du Rocher des Heures, vue imprenable sur les hauts plateaux, avec le mont Aiguille en toile de fond.

La vire des Heures telle qu'elle apparaît depuis les dalles sur la crête.

La vire des Heures telle qu'elle apparaît depuis les dalles sur la crête.

Même si la trace est bonne, ne pas oublier qu'il y a près de 300 m de falaises dessous.

Même si la trace est bonne, ne pas oublier qu'il y a près de 300 m de falaises dessous.

De belles terrasses herbeuses presque tout le long...

De belles terrasses herbeuses presque tout le long...

Arrivée aux promontoires qui s'avancent sur la Grande Cheneau.

Arrivée aux promontoires qui s'avancent sur la Grande Cheneau.

Petit coup d'œil sur ce qu'on vient de traverser.

Petit coup d'œil sur ce qu'on vient de traverser.

Le dernier promontoire sur la Grande Cheneau et la plaine dioise.

Le dernier promontoire sur la Grande Cheneau et la plaine dioise.

Vue vers le bout de la vire et la sortie de la Grande Cheneau sur le plateau.

Vue vers le bout de la vire et la sortie de la Grande Cheneau sur le plateau.

Retour par le même chemin pour les randonneurs.

Retour par le même chemin pour les randonneurs.

Plus on aura traîné, plus la vire, orientée vers l'ouest, sera ensoleillée.

Plus on aura traîné, plus la vire, orientée vers l'ouest, sera ensoleillée.

La Grande Cheneau (option réservée aux randonneurs-alpinistes)

Pour la vire des Heures elle-même, rien de technique ni de compliqué. Mais il existe une possibilité de pimenter la chose en continuant par la descente de la Grande Cheneau (ou par ses pentes terminales si l'on veut sortir par le haut). Pour cela, à la grotte au bout de la vire des Heures, un rappel équipé permet de descendre dans une cheminée (40 m) et de rejoindre le grand cirque dominé par une énorme voûte avant de traverser vers le couloir. Attention, il s'agit là de l'un des itinéraires les plus complexes et les plus aventureux du Vercors (voir détails dans le topo PDF par simple clic sur le lien ci-dessous).

Pour rejoindre la Grande Cheneau, il faut donc aller d'abord tout au bout de la vire des Heures, droit vers cet énorme porche (photo L. Jacquet).

Pour rejoindre la Grande Cheneau, il faut donc aller d'abord tout au bout de la vire des Heures, droit vers cet énorme porche (photo L. Jacquet).

Au niveau d'une grotte sans fond, on domine la cheminée en haut de laquelle un bloc est coincé (je suis dessus en vert ; photo L. Jacquet).

Au niveau d'une grotte sans fond, on domine la cheminée en haut de laquelle un bloc est coincé (je suis dessus en vert ; photo L. Jacquet).

Étrange espèce d'arachnide dans le rappel de la cheminée.

Étrange espèce d'arachnide dans le rappel de la cheminée.

Arrivée dans le cirque au pied du rappel dans la cheminée. On mesure subitement toute l'ampleur de la falaise qui soutient la vire des Heures. Dans cette paroi, plusieurs voies d'escalade ont été ouvertes lors des années 1960, notamment par Livanos, Marc Vaucher, les Bize... Ils redescendaient depuis le plateau par la Grande Cheneau. C'est Yannick Seigneur, qui venait ici régulièrement, qui m'avait d'ailleurs indiqué cette descente.

Arrivée dans le cirque au pied du rappel dans la cheminée. On mesure subitement toute l'ampleur de la falaise qui soutient la vire des Heures. Dans cette paroi, plusieurs voies d'escalade ont été ouvertes lors des années 1960, notamment par Livanos, Marc Vaucher, les Bize... Ils redescendaient depuis le plateau par la Grande Cheneau. C'est Yannick Seigneur, qui venait ici régulièrement, qui m'avait d'ailleurs indiqué cette descente.

Après le cirque et la traversée du couloir, on emprunte une longue vire au pied de la falaise supérieure du Roc de Peyrole. Au loin, la vire des Heures où l'on se trouvait il y a peu (photo L. Jacquet).

Après le cirque et la traversée du couloir, on emprunte une longue vire au pied de la falaise supérieure du Roc de Peyrole. Au loin, la vire des Heures où l'on se trouvait il y a peu (photo L. Jacquet).

La vire est commode mais s'éloigne franchement vers le sud. Il faudra ensuite revenir dessous pour retourner dans le couloir (photo L. Jacquet).

La vire est commode mais s'éloigne franchement vers le sud. Il faudra ensuite revenir dessous pour retourner dans le couloir (photo L. Jacquet).

Retour vers le couloir, face au Rocher des Heures dont on voit toujours la vire (photo L. Jacquet).

Retour vers le couloir, face au Rocher des Heures dont on voit toujours la vire (photo L. Jacquet).

Dernier coup d'œil vers les falaises du Glandasse. À gauche, le Rocher des Heures et, à droite du couloir de la Grande Cheneau, le Roc de Peyrole (photo L. Jacquet).

Dernier coup d'œil vers les falaises du Glandasse. À gauche, le Rocher des Heures et, à droite du couloir de la Grande Cheneau, le Roc de Peyrole (photo L. Jacquet).

Autre option, logique si l'on est venu d'Archiane ou de Chichilianne : sortir de la Grande Cheneau par le haut. C'est possible, mais après avoir traversé un cirque et passé une crête rocheuse, il faut grimper dans des rochers inclinés. C'est facile, mais exposé et le rocher est à surveiller. On arrive sur le plateau assez rapidement (45 mn) et la descente de l'autre côté est tranquille.

Autre option, logique si l'on est venu d'Archiane ou de Chichilianne : sortir de la Grande Cheneau par le haut. C'est possible, mais après avoir traversé un cirque et passé une crête rocheuse, il faut grimper dans des rochers inclinés. C'est facile, mais exposé et le rocher est à surveiller. On arrive sur le plateau assez rapidement (45 mn) et la descente de l'autre côté est tranquille.

Merci à Laurent Jacquet, toujours partant pour quelques petites folies, et à Michel Rousseau, qui, lors de la jonction Heures-Cheneau, a eu la gentille intention d'apporter un gâteau pour mon anniversaire (avec une seule bougie, mais j'arrive à un âge où le budget bougies dépasse celui du gâteau). Merci à Michel Mange, qui nous a accompagnés dans cette aventure malgré sa phobie des rappels, et qui nous a aidés à retrouver l'itinéraire de descente dans la Grande Cheneau, qu'il avait parcouru à la montée quelques jours auparavant. 

L'approche de la vire des Heures est commune avec l'itinéraire de la fenêtre de Plautret décrite sur la page dont le lien est ci-dessous :

La Grande Cheneau depuis le bas est maintenant en ligne : 

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