Topos et photos sur la montagne hors des sentiers battus, par l'auteur des Randonnées du vertige
15 Septembre 2025
La Barre aux Chèvres, les arches et les scialets des Trois Fontaines et de la Loubière, les arts éphémères, le sapin Bellier, le gouffre et la Glacière de Corrençon
Suite à de nombreuses nouveautés révélées périodiquement dans le secteur, cet article a beaucoup évolué depuis sa création en 2022, les dernières fois en novembre 2024 et septembre 2025. Certaines de ces nouvelles curiosités sont à voir en priorité, notamment le scialet des Eaux-Claires et celui des Deux-Sœurs. Au fil du topo et des légendes, je donne des points GPS pour se diriger dans ce dédale et pour trouver ces curiosités. Un article de ce blog fait le point sur les équipements récents du scialet des Deux Sœurs (également actualisé dans le topo PDF).
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Une fois n'est pas coutume, ce parcours ne présente aucune difficulté (mais avec quelques digressions techniques possibles) et cherche simplement à relier quelques curiosités blotties dans la profonde forêt de la Loubière, au-dessus de Corrençon-en-Vercors. Christian Viallet ayant repéré une belle arche, nous sommes venus nombreux pour la voir, réalisant au passage que le site recélait d'autres centres d'intérêt, dont les œuvres d'"art forestier FMR" de l'été 2022. FMR = éphémères, et en 2024, elles étaient déjà bien dégradées. Les photos publiées ci-dessous ont donc valeur de témoignage. Vous trouverez quelques détails ici : https://www.causesauxbalcons.org/about
Je présente ci-dessous un certain nombre d'arches trouvées ensuite par les arch-hunters du Vercors. À l'automne 2024, j'ai rajouté au circuit quelques-unes de nos dernières trouvailles : les arches Moussue, Cachée, le scialet des Deux Sœurs, la Table... pour ne citer que les plus intéressantes. Dans ce labyrinthe de rochers camouflés dans la forêt, il s'en trouve bien d'autres, en général assez petites, mais souvent esthétiques. Amusez-vous à les chercher.
La Barre aux Chèvres, le sapin Bellier, le gouffre de Corrençon, la célèbre Glacière et quelques autres mets complètent le menu du circuit proposé. Le secteur est si riche en pistes, chemins de traverse et témoignages du passé qu'il peut se négocier de multiples façons pour quelqu'un sachant se repérer.
Merci à Christian Viallet, Fernand Dias, Soizic Gicquel, Laurent Jacquet, Michel Mange, Jean-Michel Pouy, Fannie Robin, Véro Rizo, Jean-René Bouvier, Éric Babbini, et à Bob Keller qui m'avait donné l'idée de relier ces curiosités entre elles. On peut jouer les prolongations en s'inspirant par exemple du parcours proposé par Philippe Miribel dans « Les randos de Filou », qui va jusqu’à Herbouilly par Malaterre (mais sans passer par le gouffre et la glacière).
Topo disponible par simple clic sur le doc PDF ci-dessous :
L'arche Moussue, révélée par Fernand Dias en octobre 2024, se cache au fond d'un petit scialet bien ouvert dans lequel il est facile de descendre, mais dont il sera plus facile de ressortir avec une corde.
Juste au-dessus du scialet de l'arche Moussue, on trouve cette petite porte, haute de 2 mètres environ. Mignonne...
La même en hiver. En 2000, la mairie, craignant les accidents, en a interdit le parcours par le fond.
Un peu au nord de la Barre aux Chèvres, Christian Viallet est tombé sur cette petite cavité munie de plusieurs ouvertures et de galeries qui partent dans différentes directions. Il l'a appelée l'arche Cachée. Il semble qu'il s'agisse de ce que les spéléos appellent le "scialet des Eaux-Claires" sur Grottocenter.
Sur le côté de l'arche s'ouvre une grotte. On peut y descendre sur une quinzaine de mètres, mais attention, un mur de 3 mètres impose la corde.
En continuant vers le nord-ouest, il faut aller voir le scialet des Deux-Sœurs, constitué de deux puits de plus de 20 mètres chacun (les deux sœurs) et entre lesquels on voit cette belle arche (45.02726 5.51048). Il est possible d'aller dedans par un scialet adjacent qui communique avec un des puits (la Jonction), mais il faut du matériel (voir topo PDF).
Sur cette photo prise depuis l'ouverture de la Jonction, on voit mieux l'arche et l'un des deux puits profonds de 20 mètres entre lesquels elle se dresse.
Un peu plus au nord, un gros arbre a poussé dans cette arche pas très haute, mais large de 3,50 mètres.
Encore plus au nord-ouest, cette arche située au bord d'un scialet se caractérise par son extrême finesse. Je l'ai appelée "la Table".
Plus au nord, l'arche de la Loubière est blottie dans un trou. Avec son span de 7 mètres, c'est la patronne du secteur (-:
Avec ses 7 mètres d'envergure, elle n'a pas à rougir face à ses 350 consœurs recensées dans le Vercors par nos soins.
En continuant vers le nord dans la forêt, on pourra admirer "les villes invisibles", œuvres éphémères d'artistes très nature.
"...nous invitent à voyager dans l'univers féerique de la forêt de la Loubière" (citation prise dans "Cause aux balcons.org".).
Le sapin Bellier (nom d'un garde forestier qui œuvra pour sa protection il y a plus d'un siècle) est mentionné sur IGN.
Au sud du sapin Bellier, on passe au lieu-dit "les charbonnières" (où il n'y a plus que les terrasses des charbonniers), puis on longe ces barres rocheuses avant d'arriver aux Granges.
Juste avant la belle prairie des Granges, on peut descendre dans une profonde cuvette où se cache le gouffre de Corrençon.
Il est facile de descendre dedans grâce à quelques marches taillées dans la terre. Les locaux la connaissent bien et aiment y emmener des visiteurs.
Outre les petites fenêtres, on peut y observer deux belles arches parallèles. L'une est large de 5 mètres environ.
L'accès à la célèbre Glacière de Corrençon est interdit depuis 1999. Il n'y a de toute façon plus de glace à l'intérieur, mais jusqu'en 1920, on venait y chercher de quoi conserver la nourriture dans les hôtels et les hopitaux grenoblois.
Les traces d'exploitation de la glace remontent aux années 1700. Nos ancêtres ont laissé des inscriptions sur les rochers. Certaines ont été recueillies sur un panneau devant l'entrée.
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Comme je le disais plus haut, on peut s'amuser à l'infini pour trouver de petites arches dans cette forêt où il est toujours agréable de se promener. Les photos ci-dessous en présentent quelques-unes, plutôt situées aux Trois Fontaines. Les noms leur ont été donnés par leurs découvreurs, mais certaines ont pu être vues deux fois et donc baptisées deux fois sans qu'on soit absolument sûr qu'il ne s'agit pas de la même.
À gauche, l'arche Angle (photo Véro Rizo) ; à droite en haut, l'arche Arceau (photo J.-M. Pouy) ; en bas, l'arche du Chemin Royal (photo Fernand Dias).
À gauche, l'arche Bague (photo Fannie Robin) ; en haut à droite, l'arche de la Doline du bûcheron (photo Fernand Dias) ; en bas, la Grande arche (photo Fernand Dias).
On peut aussi, comme je le suggère dans le topo PDF, poursuivre la balade jusqu'à Château-Julien par Malaterre. Ce sera l'occasion d'admirer la plus haute (et peut-être la plus belle) œuvre de "Cause aux balcons".
Et pour une vue d'ensemble des arches recensées dans le massif du Vercors :
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Les arches du Vercors - pascal-sombardier.com
Avril 2025 : puisque l'on trouve toujours des pépites dans le Vercors, j'actualise périodiquement cet inventaire avec les découvertes récentes. Sur l'ensemble du massif, on atteint en 2025 plus...
https://www.pascal-sombardier.com/2018/12/les-arches-du-vercors.html