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pascal-sombardier.com

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Topos et photos sur la montagne hors des sentiers battus, par l'auteur des Randonnées du vertige

Draye de Seblou

Bien que non loin de Grenoble, la boucle Seblou-Communaux constitue une des virées les plus sauvages du Vercors. On trouvera difficilement une sortie aussi pleine de caractère que celle-là.

L'aiguille centrale, bien visible ici, sépare les deux couloirs de Seblou. Celui de gauche étant maintenant obstrué, on grimpe dans celui de droite avant de traverser facilement pour retrouver l'itinéraire initial. À noter qu'on aperçoit le début de la vire du Pylône (ou de la Dent du Loup, variante facile de sortie) en haut à gauche.

L'aiguille centrale, bien visible ici, sépare les deux couloirs de Seblou. Celui de gauche étant maintenant obstrué, on grimpe dans celui de droite avant de traverser facilement pour retrouver l'itinéraire initial. À noter qu'on aperçoit le début de la vire du Pylône (ou de la Dent du Loup, variante facile de sortie) en haut à gauche.

En complément de mon ouvrage « Vercors secret » où je décris la draye des Communaux (1) en montée, voici des détails sur celle de Seblou et la boucle des deux drayes que je ne faisais qu’évoquer.

Pratiqué jadis par des chasseurs téméraires et quelques randonneurs-alpinistes, le couloir de gauche de Seblou a été obstrué par un éboulement et d'énormes blocs coincés barrent le passage. Le 1er ressaut du couloir de droite, plus sain, a été équipé en 2015 et permet de revenir par une vire dans la draye, mais cela reste technique et délicat. Le parcours présenté ici s’adresse donc à des randonneurs ayant quelques notions d’escalade et capables d’évoluer en tout-terrain.

L'ambiance particulière qui règne dans ce temple de la verticalité vaut quelques efforts. Il faut bien choisir sa période, l'orientation nord-est le rejetant vite dans l'ombre de septembre à avril. Mais en été, des jeux subtils de lumière entre ces murailles sombres et compactes émergeant d'une végétation dense et colorée sont un régal pour les yeux. Le terrain, gras en temps normal, y sera plus sain lors des grosses chaleurs de la cuvette grenobloise, les gradins ayant séché. La chaleur y est d'ailleurs toute relative, car l'endroit reste assez frais en toutes circonstances.

Merci à tous ceux qui ont contribué à la redécouverte de cet itinéraire.

1 - Comme je le disais dans Vercors secret, la draye des Communaux est un très vieux passage de bûcherons et de chasseurs. J'en parlais déjà dans mon "guide des escalades du Vercors" paru chez Arthaud en 1983, car je l'avais utilisé comme accès lors de l'ouverture de trois voies dans les falaises de Sornin dont une sur la rive droite du couloir. Il y avait alors des câbles bien rouillés qui témoignaient de l'activité passée. Ils ont été remplacés aujourd'hui par des cordes fixes.

 

Topo et carte immédiatement visibles par clic sur le doc PDF.DRAYE DE SEBLOU ci-dessous :

Le ressaut délicat du couloir de droite, désormais équipé.

Le ressaut délicat du couloir de droite, désormais équipé.

On se repose du passage précédent, un peu acrobatique, sur la bonne vire qui suit

On se repose du passage précédent, un peu acrobatique, sur la bonne vire qui suit

On arrive ainsi près du sommet de l'aiguille centrale, sous un grand auvent. Bruno Gerelli et Bob Keller ont l'air content , car l'endroit est envoûtant, d'autant plus qu'il se mérite.

On arrive ainsi près du sommet de l'aiguille centrale, sous un grand auvent. Bruno Gerelli et Bob Keller ont l'air content , car l'endroit est envoûtant, d'autant plus qu'il se mérite.

De l'auvent, on peut se rendre aisément au sommet de l'aiguille centrale toute proche, au beau milieu du cirque.

De l'auvent, on peut se rendre aisément au sommet de l'aiguille centrale toute proche, au beau milieu du cirque.

La remontée du couloir est ensuite rapide, mais souvent glissante. La raideur de certains passages fait préférer l'utilisation de la corde.

La remontée du couloir est ensuite rapide, mais souvent glissante. La raideur de certains passages fait préférer l'utilisation de la corde.

L'autre option est la vire du Pylône (ou de la Dent du Loup), plus tranquille mais plus longue. À noter que d'énormes flèches de couleur fluo sont apparues au printemps 2017, sans doute des repères tracés par des géologues venus étudier les cicatrices de l'éboulement de 2001. En tout cas, il ne faut pas les suivre lorsqu'elles vous invitent à sortir de la vire vers le haut ou vers le bas.

L'autre option est la vire du Pylône (ou de la Dent du Loup), plus tranquille mais plus longue. À noter que d'énormes flèches de couleur fluo sont apparues au printemps 2017, sans doute des repères tracés par des géologues venus étudier les cicatrices de l'éboulement de 2001. En tout cas, il ne faut pas les suivre lorsqu'elles vous invitent à sortir de la vire vers le haut ou vers le bas.

Dans les deux cas, on arrive sur le plateau non loin du sommet de la dent du Loup, au-dessus de la draye dont on voit tous les replis.

Dans les deux cas, on arrive sur le plateau non loin du sommet de la dent du Loup, au-dessus de la draye dont on voit tous les replis.

Il ne reste plus qu'à trouver la liaison avec la draye des Communaux et à la descendre, ce qui n'est pas forcément le plus simple...

Il ne reste plus qu'à trouver la liaison avec la draye des Communaux et à la descendre, ce qui n'est pas forcément le plus simple...

Le bas de la draye des Communaux.

Le bas de la draye des Communaux.

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Feugier R 27/05/2018 15:58

Avons effectué le 26 Mai 2018 la montée par la Draye des Communaux, telle que décrite dans le livre "Vercors secret".
Pas de grosses difficultés en soit, mais utilisation impérative de harnais avec longes doubles, ainsi que d' une corde de 30m, voir même 40m. Temps sec IMPERATIF, un orage ou une grosse averse pouvant s' avérer catastrophique si l' on est en pleine ascension de la draye....certes ce n'est pas les Grandes Jorasses, mais on est quand même en montagne, et l' erreur ne pardonne pas.....fait avec 3 ados de 12, 14 et 16 ans.
Félicitation à Pascal Sombardier pour l' exactitude et la clarté de sa description de l' itinéraire, on ne s' est pas perdu une seule fois !