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pascal-sombardier.com

Topos et photos sur la montagne hors des sentiers battus, par l'auteur des Randonnées du vertige

La vire du Grand Veymont 2

Vire du Veymont, bis repetita placent, mais cette fois dans le sens nord-sud. La première fois, nous l'avions prise dans le sens sud-nord et nous n'avions pas aimé la rampe en descente du côté nord, qui est raide et malcommode (voire impossible sans corde si humide). Cette rampe raide se négocie beaucoup mieux en montée. L'inconvénient est qu'à l'autre extrémité, la descente par l'arête nord-est du Petit Veymont étant quelque peu acrobatique (mais faisable avec des précautions), on doit monter 300 m de plus pour aller au sommet à 2341 m et revenir par le sentier des crêtes et le pas de la Ville. Certains diront que justement, c'est une belle façon de boucler cet itinéraire que d'aller au sommet. Les deux sens sont esthétiques et tout aussi fabuleux l'un que l'autre. En automne, la face passe à l'ombre très tôt et tous les replis orientés nord voient le soleil seulement au petit matin. Il ne faut donc pas partir trop tard si on veut profiter du spectacle.

En 2013, Cath Icard et Raf Rodon, qui étaient avec nous cette fois-ci, avaient déjà fait la vire dans ce sens avec François Lannes. Mais pour l'approche, ils étaient descendus depuis le chemin des crêtes par un couloir au lieu-dit l'Agnellerie (tracé jaune sur la photo ci-dessous). D'après Raf, cette approche est assez confortable. Si on part 300 mètres plus haut que celle que nous avons inaugurée, on ne redescend que de 100 m pour arriver près du début de la vire. Ceci dit, l'approche qui consiste à quitter le sentier du pas de la Ville à 1800 m pour traverser au pied des premières barres (tracé rouge), puis à remonter le long du pierrier est parfois raide et escarpée, mais on reste la plupart du temps sur des gradins herbeux et ça se fait très bien.

Les deux approches possibles : en rouge depuis le point 1800 m sur le chemin du pas de la Ville, avec traversée au pied des barres rocheuses, puis remontée des gradins le long du pierrier. En jaune, descente depuis la crête par l'Agnellerie.

Les deux approches possibles : en rouge depuis le point 1800 m sur le chemin du pas de la Ville, avec traversée au pied des barres rocheuses, puis remontée des gradins le long du pierrier. En jaune, descente depuis la crête par l'Agnellerie.

Depuis le sentier du pas de la Ville, la vire se dessine nettement.

Depuis le sentier du pas de la Ville, la vire se dessine nettement.

La traversée  à 1800 m vers la vire se déroule assez bien. On arrive presque toujours à éviter les pierriers par des gradins herbeux. Le but à atteindre dans un premier temps est la bande herbeuse du haut..

La traversée à 1800 m vers la vire se déroule assez bien. On arrive presque toujours à éviter les pierriers par des gradins herbeux. Le but à atteindre dans un premier temps est la bande herbeuse du haut..

Après le couloir de pierraille et un petit pas d'escalade, il faut traverser les bandes herbeuses vers le début de la vire.

Après le couloir de pierraille et un petit pas d'escalade, il faut traverser les bandes herbeuses vers le début de la vire.

Il faut bien rester sur la bande herbeuse du bas. La rampe délicate qui marque le début de la vire est bien visible au centre. Elle est déjà à l'ombre alors qu'il n'est que onze heures.

Il faut bien rester sur la bande herbeuse du bas. La rampe délicate qui marque le début de la vire est bien visible au centre. Elle est déjà à l'ombre alors qu'il n'est que onze heures.

La petite montée après la rampe, un peu plus commode que cette dernière. Plus haut, nous allons déboucher sur la vire proprement dite et au soleil.

La petite montée après la rampe, un peu plus commode que cette dernière. Plus haut, nous allons déboucher sur la vire proprement dite et au soleil.

Depuis le début de la vire, coup d'œil sur l'approche que nous venons de faire.

Depuis le début de la vire, coup d'œil sur l'approche que nous venons de faire.

Ensuite, ça déroule, avec une succession de descentes au soleil et de remontées à l'ombre.

Ensuite, ça déroule, avec une succession de descentes au soleil et de remontées à l'ombre.

Les promontoires sont nombreux et magiques.

Les promontoires sont nombreux et magiques.

Ça paraît étroit, mais on peut dire qu'il n'y a aucun passage technique avant les deux longueurs du côté sud.

Ça paraît étroit, mais on peut dire qu'il n'y a aucun passage technique avant les deux longueurs du côté sud.

Les vautours rôdent...

Les vautours rôdent...

L'ambiance est grandiose et donne un peu le tournis si on lève la tête.

L'ambiance est grandiose et donne un peu le tournis si on lève la tête.

Au fond, le mont Aiguille apparaît.

Au fond, le mont Aiguille apparaît.

Petit passage sur de bonnes marches rocheuses.

Petit passage sur de bonnes marches rocheuses.

Nous arrivons au passage technique où il faut s'encorder. Une corde de 30 mètres, trois dégaines et une longe suffisent amplement.

Nous arrivons au passage technique où il faut s'encorder. Une corde de 30 mètres, trois dégaines et une longe suffisent amplement.

Ces deux longueurs ne présentent pas vraiment de passages d'escalade, mais il faut rester prudents dans les ressauts et les dévers où le rocher est loin d'être solide.

Ces deux longueurs ne présentent pas vraiment de passages d'escalade, mais il faut rester prudents dans les ressauts et les dévers où le rocher est loin d'être solide.

Nous avions un paparazzi sur l'arête nord-est du Petit Veymont en la personne d'Éric Babbini. Il a pris cette photo où nous nous débattons dans les deux longueurs délicates et on nous voit assez bien malgré notre petitesse dans cette immense muraille.

Nous avions un paparazzi sur l'arête nord-est du Petit Veymont en la personne d'Éric Babbini. Il a pris cette photo où nous nous débattons dans les deux longueurs délicates et on nous voit assez bien malgré notre petitesse dans cette immense muraille.

Ensuite, on reprend une vire classique sur environ 200 mètres pour sortir.

Ensuite, on reprend une vire classique sur environ 200 mètres pour sortir.

Impressionnant, mais ça passe...

Impressionnant, mais ça passe...

La sortie sur l'idyllique col des Veymont.

La sortie sur l'idyllique col des Veymont.

Arpès la remontée des pentes sommitales, début de la descente vers le pas de la Ville.

Arpès la remontée des pentes sommitales, début de la descente vers le pas de la Ville.

Il y a là une importante colonie de bouquetins. Vu le monde qui défile sur le chemin, ils ne font même plus attention à nous...

Il y a là une importante colonie de bouquetins. Vu le monde qui défile sur le chemin, ils ne font même plus attention à nous...

À voir ou à revoir, la sortie du 20 août dernier dans le sens sud-nord :

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