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pascal-sombardier.com

Topos et photos sur la montagne hors des sentiers battus, par l'auteur des Randonnées du vertige

Vire et arche de Pertuson

Une belle vire et une des plus grandes arches du Vercors constituent les ingrédients de cette sortie parfois un peu technique. Il ne s'agit pas d'une randonnée classique et le site demande de la discrétion : pas de groupes bruyants, éviter les périodes de reproduction (fin octobre à  mi-mai), pas de tracés GPX, etc. Les infos sont disponibles uniquement sur demande (onglet contact sur la page d'accueil de ce blog).

Le site est un petit paradis.

Le site est un petit paradis.

Premier passage équipé pour franchir un effondrement en cours.

Premier passage équipé pour franchir un effondrement en cours.

Globalement, à part deux ou trois passages plus étroits et/ou techniques, la vire ressemble à ceci.

Globalement, à part deux ou trois passages plus étroits et/ou techniques, la vire ressemble à ceci.

Ici se trouvait un vieux câble fixé à des piquets de tente par des fils de fer (on a rénové).

Ici se trouvait un vieux câble fixé à des piquets de tente par des fils de fer (on a rénové).

Et en plus, le rocher était instable (on a nettoyé).

Et en plus, le rocher était instable (on a nettoyé).

Petite descente après le passage du câble. Le soleil touche parfois la paroi, mais il vient très tard dans cette face nord-ouest.

Petite descente après le passage du câble. Le soleil touche parfois la paroi, mais il vient très tard dans cette face nord-ouest.

Laurent dans le même passage.

Laurent dans le même passage.

Bien que bénéficiant d'une bonne trace de chamois, la vire est parfois exposée. Ici, l'arrivée près du goulet de descente, face au grand promontoire qui marque la fin de la partie intéressante.

Bien que bénéficiant d'une bonne trace de chamois, la vire est parfois exposée. Ici, l'arrivée près du goulet de descente, face au grand promontoire qui marque la fin de la partie intéressante.

La descente vers le goulet vue depuis le grand promontoire. Nous sommes allés voir au-delà de ce promontoire, d'où je prends cette photo, mais la vire devient plus végétative et exposée, malgré d'autres équipements très anciens et artisanaux (chasseurs ?).

La descente vers le goulet vue depuis le grand promontoire. Nous sommes allés voir au-delà de ce promontoire, d'où je prends cette photo, mais la vire devient plus végétative et exposée, malgré d'autres équipements très anciens et artisanaux (chasseurs ?).

Petit passage expo avant de rejoindre le goulet. La corde est bienvenue.

Petit passage expo avant de rejoindre le goulet. La corde est bienvenue.

Descente dans le goulet pour aller au pied de la falaise. On peut le désescalader facilement.

Descente dans le goulet pour aller au pied de la falaise. On peut le désescalader facilement.

La progression est ensuite facilitée par une bonne sente de chamois.

La progression est ensuite facilitée par une bonne sente de chamois.

On peut voir plusieurs niches rocheuses, une grotte, et surtout la grande arche, que nous ne nous attendions pas à trouver ici.

On peut voir plusieurs niches rocheuses, une grotte, et surtout la grande arche, que nous ne nous attendions pas à trouver ici.

Huit mètres de diamètre environ pour cette petite merveille de la nature bien cachée dans un repli.

Huit mètres de diamètre environ pour cette petite merveille de la nature bien cachée dans un repli.

On s'échappe du repli de l'arche par ce petit tunnel qui permet de déverrouiller le parcours du pied de falaise.

On s'échappe du repli de l'arche par ce petit tunnel qui permet de déverrouiller le parcours du pied de falaise.

On peut parier que le nom de "Pertuson" (petit trou) vient de ce passage, qui permet de longer toute la falaise et devait donc être bien connu des chasseurs.

On peut parier que le nom de "Pertuson" (petit trou) vient de ce passage, qui permet de longer toute la falaise et devait donc être bien connu des chasseurs.

Après le tunnel, ce n'est pas fini. Quelques passages exposés et des pentes herbeuses déversées permettent de revenir près du point de départ, où se trouvent quelques archounettes.

Après le tunnel, ce n'est pas fini. Quelques passages exposés et des pentes herbeuses déversées permettent de revenir près du point de départ, où se trouvent quelques archounettes.

C'est en arrivant près du pas que l'on peut voir ces archounettes (L. Jacquet by L. jacquet).

C'est en arrivant près du pas que l'on peut voir ces archounettes (L. Jacquet by L. jacquet).

Celle-ci est même visible du chemin (photo L. Jacquet).

Celle-ci est même visible du chemin (photo L. Jacquet).

Pour la petite histoire, l'arche m'avait été indiquée par Sylvie Pasteur, randonneuse qui semble bien connaître cette partie du Vercors. Merci à elle ! Elle m'avait parlé d'une vire à chamois et d'un tunnel qui donnait accès à une arche, sans plus de précisions. Ceci nous a valu une autre découverte, puisque, avec Laurent Jacquet et Michel Rousseau, nous avions emprunté par erreur (belle erreur !) la vire supérieure lors d'une première reconnaissance dans la neige de mars. Les pieds trempés, nous étions descendus prématurément et un peu dépités. Une belle vire, mais pas d'arche... (voir ces photos hiverno-printanières ci-dessous)

En août, avec Laurent, nous avons parcouru toute la vire et même au-delà, mais toujours pas d'arche. N'y croyant plus, nous sommes rentrés en longeant le pied de la falaise où Laurent espérait une compensation. Et nous sommes tombés sur la grande arche, qui n'est en fait pas sur une vire, mais en pied de falaise. Quelle fut notre joie ! C'est tout le plaisir de la découverte : chercher, espérer, désespérer, râler, trouver, en rire et en parler longtemps après... Surtout que dans notre élan, nous avions "oublié" d'aller voir le tunnel et de continuer sur le pied de falaise. Il a fallu que Laurent y retourne peu après pour boucler la boucle.

Merci également à Étienne et Joël Chabert, Michel Mange et Laurent Dupuis, qui ont refait l'itinéraire peu après nous et ont arrangé certains passages délicats.

En mars, la neige ne semblait pas présente depuis la route, mais elle était bien là, cachée par les arbres.

En mars, la neige ne semblait pas présente depuis la route, mais elle était bien là, cachée par les arbres.

Elle n'était pas trop dure et nous avons pu faire la trace... en nous trempant les pieds.

Elle n'était pas trop dure et nous avons pu faire la trace... en nous trempant les pieds.

Nous avions dû mettre trois fois le temps qu'il faut en été.

Nous avions dû mettre trois fois le temps qu'il faut en été.

Un peu dépités, nous étions descendus en rappel avant le goulet de sortie.

Un peu dépités, nous étions descendus en rappel avant le goulet de sortie.

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