Topos et photos sur la montagne hors des sentiers battus, par l'auteur des Randonnées du vertige
12 Décembre 2025
La petite falaise de Roche Brune domine la cluse de Voreppe et son exposition plein sud la rend fréquentable toute l'année. On y grimpe depuis une cinquantaine d'années, mais malgré la beauté de ses voies et la qualité de son rocher, elle reste peu fréquentée, peut-être en raison d'une approche en forêt un peu longue, d'accès aux voies compliqués et de la chaleur qui monte ici très vite, même en hiver. Les équipements sont malgré tout importants et l'ambiance exceptionnelle qui y règne mérite une visite.
Avec des amis de Pommiers, nous allions souvent grimper dans les quelques voies de l'époque et sur les vires qu'ils connaissaient et fréquentaient déjà (sans les équipements actuels). Par nostalgie et pour réaliser un circuit ludique, j'y suis retourné en 2025 et j'ai imaginé ce retour par le balcon ouest, très beau lui aussi.
Approche par le chemin du Tracolin, un peu plus long que la piste directe, mais beaucoup plus sympathique (photo Jean-René Bouvier).
La croix du sommet de Roche Brune (931 m) doit d'abord être atteinte en 30 minutes par une piste depuis le hameau du Grand Ratz (photo Jean-René Bouvier).
Pas besoin de topo détaillé. Du Grand Ratz - atteint par le col de la Placette depuis Voreppe, ou par les gorges du Bret depuis Voiron - prendre la piste à gauche à la sortie du hameau en direction de la croix pendant 30 mn. En partant à droite à la sortie du hameau, on peut aussi prendre le chemin du Tracolin, plus ensoleillé et panoramique. De la croix, suivre une sente peu visible le long de la crête sur une centaine de mètres, puis descendre une petite tranchée jusqu'à apercevoir des cordes fixes qui désescaladent des ressauts. Les photos sont explicites pour la suite.
Prendre corde 2 x 30 m mini (ou 2 x 50 m pour faire un seul rappel), baudrier, descendeur, autobloquant, 2 longes et casque. Poignée autobloquante appréciable (mais pas indispensable) pour remonter le couloir de sortie. Compter 3 h en tout.
En traversant une centaine de mètres sur la crête depuis la croix, on trouve quelques ressauts à désescalader.
Quelques mètres après l'arbre, on trouve donc cette grotte dans laquelle on peut s'enfoncer d'une dizaine de mètres. Il y a une trentaine d'années, des habitants de Pommiers m'y avaient emmené et l'appelaient "la grotte à Mandrin".
La chaîne de rappel est là où se trouve Éric, devant ce spectaculaire "nose" (photo Jean-René Bouvier).
On descend donc sous le nose par un rappel de 50 mètres. On peut aussi scinder ce rappel en deux de 30 mètres en s'arrêtant sur la vire inférieure.
La vire inférieure est très confortable et idéale pour le pique-nique, mais là, Éric semble parti pour aller jusqu'en bas (photo Jean-René Bouvier).
Nous nous sommes finalement arrêtés sur la vire inférieure, et Jean-René part pour le deuxième rappel. Éric est au sol entre ses jambes.
Le rappel sous la vire inférieure est de 30 mètres et mène au pied de la falaise (photo Éric Babbini).
Là, une trace permet de longer le pied de la falaise ouest vers le nord. Cette traversée est parfois aérienne et réserve de jolis coups d'œil sur la vallée de l'Isère (photo Jean-René Bouvier).
La remontée du couloir est assez raide, mais permet de regagner rapidement la piste de l'aller sur le plateau.
Retour par le chemin du Tracolin, qui présente l'avantage d'être au soleil et de longer une crête panoramique.
Ce retour par le chemin du Tracolin (Grand Bachat) permet d'envisager une connexion avec un autre itinéraire du secteur, histoire de compléter la journée en beauté... Le topo décrivant cette possibilité est disponible à la fin du doc PDF de l'article en lien ci-dessous. Pour plus de clarté, je le remets ici :
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Le trou Noir de la Buisse - pascal-sombardier.com
Un site insolite qui domine le Voironnais, une vire vertigineuse et une des plus belles grottes de Chartreuse * Le trou Noir est connu depuis longtemps. Il a même été habité et cette photo dat...
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