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pascal-sombardier.com

Topos et photos sur la montagne hors des sentiers battus, par l'auteur des Randonnées du vertige

La vire et le chourum Olympique au Grand Ferrand

Nous connaissions cette large vire pour l'avoir utilisée lors de notre première visite aux arches Interferrantes depuis la crête de l’Étoile, mais étions restés instinctivement en haut du pierrier, au pied des derniers contreforts du Petit et du Grand Ferrand. Ce n’était pas un très bon souvenir. La pente raide, les caillasses, la gueule béante et vaguement terrifiante du chourum… Il me vint plus tard à l’idée que le rebord herbeux de la vire serait peut-être mieux adapté, et ce fut une bonne surprise, car il s’agit par endroit d’une véritable plate-forme où la progression est relativement aisée. Le chourum Olympique (1), contourné ainsi par-dessous, devient presque sympathique. De plus, le circuit proposé pour accéder au Grand Ferrand a de quoi concurrencer la voie normale par sa logique et sa beauté. On profite des vallons du Grand-Villard et de Girier au début, et on est ensuite toujours en balcon sur un bon sentier au-dessus de celui de Charnier. Pour Vertiges d'en haut, ouvrage paru en 2010 et aujourd'hui épuisé, j'avais imaginé tout cela avec quelques amis que je remercie, et tout particulièrement Patrick Adam, aka Pat de Gap.

1 - Le nom de ce chourum est lié à celui du Spéléo-Club Olympique du Zob qui en a réalisé une traversée en 1973. Il s’agit en fait d’un large tunnel qui traverse la barre rocheuse située dessous la vire qui, du coup, porte le même nom. Pour les détails sur le chourum lui-même, voir la deuxième partie de ce document (et l'explication du terme "chourum" tout à la fin).

Topo détaillé avec tracés sur carte et photos par simple clic sur le doc PDF.FERRAND-VIRE OLYMPIQUE ci-dessous : 

L'approche est particulièrement belle et agréable par les vallons du Grand-Villard et de Girier.

L'approche est particulièrement belle et agréable par les vallons du Grand-Villard et de Girier.

Après une bonne sente transversale qui n'est indiquée nulle part, on rejoint la voie normale du Grand Ferrand.

Après une bonne sente transversale qui n'est indiquée nulle part, on rejoint la voie normale du Grand Ferrand.

L’itinéraire décrit est en rouge. L’option du départ par la piste de Lachaup et le canyon des Adroits est en violet. En jaune, l’accès à l’entrée inférieure du chourum Olympique.

L’itinéraire décrit est en rouge. L’option du départ par la piste de Lachaup et le canyon des Adroits est en violet. En jaune, l’accès à l’entrée inférieure du chourum Olympique.

Sur la voie normale du Ferrand, peu avant les escarpements terminaux.

Sur la voie normale du Ferrand, peu avant les escarpements terminaux.

Sur la droite apparaissent les grandes et petites arches du Ferrand. Aller dans la grande est très simple depuis la fin de la voie normale.

Sur la droite apparaissent les grandes et petites arches du Ferrand. Aller dans la grande est très simple depuis la fin de la voie normale.

Dans la grande arche du Ferrand.

Dans la grande arche du Ferrand.

Il existe plein d'autres curiosités dans les barres sous l'arête de la Cloche, mais pour leur rendre visite, il faudrait rester au pied des rochers de son versant sud.

Il existe plein d'autres curiosités dans les barres sous l'arête de la Cloche, mais pour leur rendre visite, il faudrait rester au pied des rochers de son versant sud.

Le versant est des Grand et Petit Ferrand ceinturé par la vire Olympique, au milieu de laquelle on voit la sortie béante du chourum Olympique. À gauche le pas la Cloche et la Cloche. On remarquera que la bande de caillasses qui descend du pas vers la cuvette du Goutourier est facilement praticable pour aller vers l'entrée du chourum Olympique (le croissant noir dans la barre sous la vire).

Le versant est des Grand et Petit Ferrand ceinturé par la vire Olympique, au milieu de laquelle on voit la sortie béante du chourum Olympique. À gauche le pas la Cloche et la Cloche. On remarquera que la bande de caillasses qui descend du pas vers la cuvette du Goutourier est facilement praticable pour aller vers l'entrée du chourum Olympique (le croissant noir dans la barre sous la vire).

Après un petit aller-retour au sommet du grand Ferrand et une petite descente depuis son arête sud, on prend pied sur la vire Olympique en direction du chourum éponyme. Surtout, restez bien sur le rebord de la vire. À noter en haut à gauche l'entrée des arches Interferrantes.

Après un petit aller-retour au sommet du grand Ferrand et une petite descente depuis son arête sud, on prend pied sur la vire Olympique en direction du chourum éponyme. Surtout, restez bien sur le rebord de la vire. À noter en haut à gauche l'entrée des arches Interferrantes.

Ce rebord est bien plus agréable que le pierrier, et il faut bien penser à contourner le chourum Olympique par la droite au lieu de traverser au-dessus..

Ce rebord est bien plus agréable que le pierrier, et il faut bien penser à contourner le chourum Olympique par la droite au lieu de traverser au-dessus..

Sous les Grand et Petit Ferrand, la vire Olympique vue ici du vallon du Grand Villard. On distingue, sur le pierrier de la vire, le cratère du chourum Olympique. En violet, le parcours de la vire Olympique. En rouge, l’itinéraire des arches Interferrantes depuis l'arête de la Cloche à gauche (voir détails sur la page "Le Grand Ferrand par les tunnels").

Sous les Grand et Petit Ferrand, la vire Olympique vue ici du vallon du Grand Villard. On distingue, sur le pierrier de la vire, le cratère du chourum Olympique. En violet, le parcours de la vire Olympique. En rouge, l’itinéraire des arches Interferrantes depuis l'arête de la Cloche à gauche (voir détails sur la page "Le Grand Ferrand par les tunnels").

Au bord du terrifiant chourum olympique.

Au bord du terrifiant chourum olympique.

Après le chourum, la progression continue sur le rebord de la vire, qui se fait de plus plus hospitalier.

Après le chourum, la progression continue sur le rebord de la vire, qui se fait de plus plus hospitalier.

Depuis la parution de "Vertiges d'en haut", une bonne trace s'est faite sur ce rebord.

Depuis la parution de "Vertiges d'en haut", une bonne trace s'est faite sur ce rebord.

Vue sur la cuvette du Goutourier et le vallon du Grand-Villard, par lequel on va descendre. À droite, le pas la Cloche.

Vue sur la cuvette du Goutourier et le vallon du Grand-Villard, par lequel on va descendre. À droite, le pas la Cloche.

La deuxième partie de la vire est constituée d'agréables terrasses.

La deuxième partie de la vire est constituée d'agréables terrasses.

L'occasion d'un inoubliable pique-nique...

L'occasion d'un inoubliable pique-nique...

Au fond à gauche, la montagne de Faraut. Au centre, le pic Ponsin et à droite, le pic de Bure.

Au fond à gauche, la montagne de Faraut. Au centre, le pic Ponsin et à droite, le pic de Bure.

Au bout de la vire, un petit couloir permet une descente rapide dans la cuvette du Goutourier.

Au bout de la vire, un petit couloir permet une descente rapide dans la cuvette du Goutourier.

Pour ceux qui n'aiment pas les pierriers, il y a moyen de descendre dans l'herbe plus à gauche.

Pour ceux qui n'aiment pas les pierriers, il y a moyen de descendre dans l'herbe plus à gauche.

Le chourum Olympique

La remontée de cette spectaculaire formation est réalisable à pied en mars/avril, voire même en mai s’il reste suffisamment de neige et si elle est durcie. On est au calme après la fréquentation hivernale des skieurs-alpinistes dont c'est un des spots préférés. Il s’agit alors d’une petite course sympathique entre l’alpinisme et la spéléo. Seule une petite plaque de glace peut imposer l’utilisation des crampons pour sortir sur la vire. Une corde de 30 m est utile, ainsi que quelques sangles et mousquetons, piolet et crampons, deux pitons et broches à glace pour la plaque de sortie.

Il existe une option estivale : la remontée étant impossible sans neige, on peut traverser le chourum en rappel depuis la vire, mais attention aux chutes de pierres.

Les photos qui suivent datent de mai 2009. Plus assez de neige pour skier le chourum, mais assez pour le remonter avec les crampons.

Les photos qui suivent datent de mai 2009. Plus assez de neige pour skier le chourum, mais assez pour le remonter avec les crampons.

La pente est en fait assez peu soutenue et se remonte bien dans une neige transformée.

La pente est en fait assez peu soutenue et se remonte bien dans une neige transformée.

Le début à travers une des fenêtres de l'énorme chourum.

Le début à travers une des fenêtres de l'énorme chourum.

Dans le tunnel, fermé en haut par une barre lisse qu'on évite par la droite.

Dans le tunnel, fermé en haut par une barre lisse qu'on évite par la droite.

La sortie sur la vire Olympique, après un petit passage en glace.

La sortie sur la vire Olympique, après un petit passage en glace.

Traversée de la vire Olympique vers le couloir de sortie. Mieux vaut garder les crampons.

Traversée de la vire Olympique vers le couloir de sortie. Mieux vaut garder les crampons.

Quelques liens vers d'autres pages de ce blog en relation avec la randonnée décrite : 

Ce livre paru en 2016 fait le point sur 10 années d'exploration du massif, mais ne décrit pas les courses plus engagées, que l'on trouvait plutôt dans "Vertiges d'en haut" :

Explication du terme chourum (prononcer "chourain") propre au Dévoluy : 

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Roman Bernard 10/01/2021 15:15

Il faudrait que les Grenoblois cessent de prononcer « showroom »... et pourquoi pas « backroom » tant qu'on y est ?

Pascal Sombardier 10/01/2021 16:32

Pas que les Grenoblois (-: